Grève du 28 juin 2018

Déclaration de notre secrétaire Général

Bonjour à toutes et tous,

Je vous joins les raisons pour lesquelles il est important de réagir.
Plusieurs fois nous avons alerté et plusieurs fois nous avons été pris pour des agitateurs, des fous !
Aujourd’hui, la réalité nous rattrape au quotidien par la difficulté à boucler les fins de mois, par la prime d’intéressement qui s’amincit, par des évolutions salariales (points de compétences) ou de carrières inexistantes et plein d’autres choses encore qui nous rendent la vie plus difficile.
La menace de la perte de droits ou d’avantages qui pèse en ces temps agités est plus que jamais d’actualité avec le TGV de réformes Macron.
Notre convention collective n’est plus protégée et nos droits enfants malade, droits à congé (CA), subrogation en cas de maladie sont menacés … ou vont bientôt l’être !
Nous devons nous rassembler et nous lever contre ce pillage et cette destruction organisée de notre travail et du fruit de celui-ci.
Et ne pensez pas que les autres sont mieux lotis. Le gouvernement et les médias tentent de nous diviser. Pourquoi doit-on retirer à ceux qui ont un peu ? pourquoi ne pas plutôt donner à ceux qui n’ont rien ?
Ensemble en grève le 28 juin pour défendre nos droits et nos acquis et … demander plus ! ! !
Cédric Chevrier
Le secrétaire Général
de la CGT de l’Ugecamif
PS : seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin

Appel du 28 juin 2018

Le gouvernement poursuit et accélère sa politique sociale régressive, le constat est sans appel : Il s’agit d’en finir avec protection sociale solidaire et universelle. Malgré un exercice désormais classique de discours démagogique pour cacher l’inexistence des mesures sociales et une stratégie de détricotage de la protection sociale à la française, aucun doute n’est permis quant au projet déjà bien entamé.

Nous ne pouvons pas rester sans réagir, nous devons continuer le combat, plus que jamais, dans un contexte difficile, mais il n’y pas de victoire sans la lutte ! Pour Macron, comme pour ses amis du MEDEF, le but du « pognon » est d’abord d’aller grossir les profits de ceux qui en ont déjà bien assez, en réduisant toujours la part de ceux qui n’en ont pas, et en leur retirant les droits dont ils disposent.

Le travail continue à se précariser dans le secteur des aides à domicile. A pôle emploi les tensions n’ont jamais été aussi vives avec un taux chômage qui ne recule pas. Dans la sécurité sociale, les COG viennent encore entériner la poursuite des suppressions d’emplois (8000 dans la maladie, 2200 dans la famille…). La suppression du RSI et la dégradation des conditions de travail dans la MSA complètent le tableau noir de la remise en cause de notre modèle social. La prochaine victime sera notre système de retraite.

Alors oui il nous faut lutter, à l’image de nos camarades cheminots qui mènent un combat exemplaire et à qui nous réitérons notre soutien total.

C’est pourquoi la fédération FNPOS CGT appelle tous les syndicats, sur tout le territoire, à se prendre part aux initiatives locales, dans des mobilisations pouvant aller jusqu’à la grève.

« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat » H. KRASUCKI

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